L'égalité homme-femme est un combat. Olympe de Gouges, l'auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) l'avait bien compris. Pionnière du féminisme, femme de lettre, puis femme politique, elle rest eune référence pour bon nombre de mouvements féministes aujourd'hui. 266 ans après sa naissance à Montauban, Google lui rend hommage en lui dédiant un Doodle à son image.
En allant sur le moteur de recherche, on peut distinguer le logo de Google très stylisé et aux couleurs sobres, dont la typographie évoque bien entendu le côté littéraire de la révolutionnaire. Le « L » de « Google » est remplacé par Olympe de Gouges, debout sur une estrade face à son auditoire. Le bras droit levé, on l'imagine discourir appelant à l'égalité des droits entre homme et femme.
Le fait le plus marquant de son combat contre les injustices est sa réponse à la Constitution du 3 septembre 1791. S'appuyant sur le modèle de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Olympe de Gouges écrit un pastiche intitulé « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Ainsi commençait cette déclaration : « Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en assemblée nationale. Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme ».
Une révolutionnaire qui dérange la Révolution française
Un combat révolutionnaire, peut-être trop révolutionnaire, pour la Révolution française. La Convention refusera d'adopter ce texte, laissant la moitié de l'humanité à l'écart de son projet d'égalité des droits et de liberté. Son opposition à la peine de mort, son soutien affiché aux Girondins après leur chute, et sa dénonciation de la Terreur lui vaudront d’être arrêtée et guillotinée le 3 novembre 1793.
Olympe de Gouges à deux doigts du Panthéon
Proposée au printemps 2013 par Anne Hidalgo pour une entrée au Panthéon, François Hollande lui préférera Germaine Tillion, ethnologue et résistante, et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, ancienne présidente d'ATD quart-monde, nièce du général de Gaulle qui fut déportée.
Proposée au printemps 2013 par Anne Hidalgo pour une entrée au Panthéon, François Hollande lui préférera Germaine Tillion, ethnologue et résistante, et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, ancienne présidente d'ATD quart-monde, nièce du général de Gaulle qui fut déportée.