Sur une plage, deux équipes de volley s’affrontent. Une femme arrive et demande à jouer. Une des équipes l’accueille sans enthousiasme. Pourtant très vite, le jeu tourne en sa faveur : la balle circule plus précisément grâce aux informations données par la jeune femme. Et c’est cette équipe qui gagne la partie haut-la-main.
Ce qu’il faut retenir :
Être un professionnel, voilà ce qui fait et fera toujours la différence. La partie subjective du management ne fait aucun doute. Il n’en reste pas moins vrai qu’il repose, comme tout métier, sur des valeurs, des méthodes, des techniques et des outils spécifiques. Il convient donc de les connaître et de fortifier ses aptitudes naturelles jusqu’à ce qu’elles acquièrent le statut de compétences. En d’autres termes, plus un manager est professionnel, plus il est préparé au niveau de tension et de stress du quotidien.
Un groupe de personnes se désole d’avoir perdu son manager. Avec lui, explique l’un d’eux, « quand l’entreprise gagnait, on gagnait aussi ». Mais un jour, cette entreprise a été rachetée et les nouveaux dirigeants ont changé de façon de faire : fini les récompenses au mérite, fini les récompenses de groupe et fini le bel enthousiasme. Aujourd’hui, cette entreprise est à peine bonne à revendre à la moitié de son prix d’achat.
Ce qu’il faut retenir :
Ne pas changer les pratiques d’une équipe qui gagne. Il y avait là la mise en œuvre d’une philosophie pratique qui consistait à récompenser ce qui marchait et à ne pas récompenser, voire sanctionner, ce qui ne marchait pas. C’était simple, juste, et c’était l’expression même du respect. Mais malgré le bon sens évident de cette démarche, les nouveaux propriétaires l’ont complètement ignorée et ils se sont effondrés. Un manager qui veut générer du stress positif a vraiment intérêt à rester focalisé sur ce qui marche, le reconnaître, le modéliser puis le déployer.
Ce qu’il faut retenir :
Il faut faire savoir à ses collaborateurs qu’ils ont non seulement la liberté, mais aussi le devoir de régler les problèmes, d’oser prendre des décisions dans leur sphère d’influence, et qu’ils peuvent commettre des erreurs et apprendre d’elles. On ne se rend pas suffisamment compte de la quantité de stress négatif qu’élimine à la racine le fait d’accorder l’autodétermination à ses collaborateurs.
Ce qu’il faut retenir :
C’est bien du ressort du manager d’aider le collaborateur à apprendre à résoudre ses problèmes par lui-même. Cela suppose de l’accompagner dans chacune des étapes de cette résolution. C’est un travail vital qui élimine une très grande quantité de stress de part et d’autre, tout en libérant du temps pour le manager, et en accroissant la valeur ajoutée des collaborateurs.
Aller plus loin :
« Les gestes simples pour récupérer en 5 minutes », par Danielle Roussel, consultante et formatrice en gestion du stress. (Télécharger l’e-book)
Marc Roussel est formateur et coach. Dernier ouvrage paru : « Le manager éthique », Ed. Lulu.
Crédit photo : Comstock
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