Société
Création d’entreprise : les femmes aussi peuvent entreprendre
Publié le 8 octobre 2010 à 08:00
Par Candice Satara-Bartko
Pour  celles et ceux qui créent  leur entreprise, hésitent à sauter le pas ou traversent une période de doutes sur leur activité,  la créatrice emblématique Sandra Le Grand, a souhaité partager  son expérience unique et donner des clés pour réussir pleinement son projet.
Création d’entreprise : les femmes aussi peuvent entreprendre Création d’entreprise : les femmes aussi peuvent entreprendre
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Terrafemina : Quel est le message essentiel que vous voulez transmettre à travers votre livre ?


Sandra Le Grand : J’ai souhaité faire partager cette aventure fantastique qu’est la création d’entreprise en parlant de mon parcours durant ces 10 années à la tête de Canalce. J’avais envie de témoigner sur le fait que c’est possible de créer, expliquer que lorsqu’on en a vraiment envie, on peut réussir, et qu’il suffit d’ingrédients simples : du travail, de la conviction, du positivisme, de l’énergie, du réseau et de la générosité. Tout cela permet à notre entreprise de fonctionner. Il faut oser  croire que c’est possible. J’ai moi-même fait des choses qui me paraissaient totalement inconcevables que ce soit avec les banques, les partenaires ou les clients.

TF : A qui vous adressez-vous, plutôt les femmes ?


S.L : En fait je m’adresse à la fois à ceux qui ont envie de créer mais qui ne se sont pas encore décidés à sauter le pas, à ceux qui démarrent une activité et qui éprouvent des doutes et enfin à ceux qui sont déjà bien installés mais qui hésitent encore à se développer.
Forcément mon  prisme est féminin,  je parle dans le livre de toutes ces problématiques spécifiques aux femmes – l’organisation à la maison, la délégation, la gestion du temps - qui sont indissociables de l’entreprise. Comment réussir à mener le triple mandat d’être femme, épouse, maman et  chef d’entreprise ? Ce n’est pas évident. Alors je livre mes astuces, les leviers d’organisation que j’ai trouvés. Il est vrai que c’est difficile de cloisonner la vie de l’entreprise et la vie privée.  On doit apprendre à gérer les deux, ensemble. Je  mets également en exergue un certain nombre de qualités qu’ont les femmes, qui sont porteuses et essentielles, pour créer et développer une  entreprise : la  polyvalence, le courage, la rigueur, l’empathie, la pédagogie.

TF :   La construction de votre livre est originale : vous mêlez  votre témoignage personnel avec des conseils pratiques.


S.L. : Je voulais raconter mon parcours avec des mots simples, exprimer des choses que les gens puissent comprendre. Mais je souhaitais aussi que les créateurs d’entreprise puissent appliquer mon expérience à leur situation. Donc à la fin de chaque chapitre, j’ai fait appel à un coach qui analyse mon parcours et  donne des conseils au lecteur  pour  l’inciter à se poser les bonnes questions.

TF : Vous avez lancé Canalce à 35 ans, pour vous c’était le bon moment. Mais y a-t-il un âge pour entreprendre ?


S.L. : Quand  vous vous lancez juste après vos études, l’avantage, c’est que vous n’avez rien à perdre.  Et si vous en avez très envie, je conseille de foncer parce que l’envie peut passer. Maintenant, il est vrai que passer quelques années dans une entreprise est un formidable avantage car vous vous formez et acquérez de l’expérience.  De plus vous construisez un réseau et constituez un petit patrimoine financier, ce qui n’est pas négligeable. En fait vous mettez un peu plus de chances de votre côté. Ce qui ne veut pas dire que vous y arriverez forcément. Avec du recul, 35 ans me paraît un bon âge. Vous êtes  à la fois assez jeune, donc avec cette dose d’inconscience nécessaire pour créer, mais vous avez eu vos enfants. Cette étape très importante lorsqu’on est une femme, vous l’avez surmontée. Cependant, il est très important d’en discuter avec son conjoint, parce qu’une entreprise est un vrai projet de vie.

TF : Et le réseau, est-ce un ingrédient indispensable quand on entreprend ?


S.L. : Lorsqu’on est chef d’entreprise, on est souvent seul. Rejoindre un réseau, cela permet d’être moins isolé, d’échanger et de faire du business. On y  rencontre des gens intéressants que ce soit les partenaires, les fournisseurs, les médias, et après on peut plus facilement concrétiser. Il faut choisir ses réseaux en fonction de ses aspirations professionnelles et surtout être fidèle et régulier. Et puis le réseau c’est surtout une forme de générosité  partagée, en tant qu’entrepreneuse je donne du temps et j’essaie de faire partager ma passion.  

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