
La mort de Michelle Trachtenberg à 39 ans rappelle (dramatiquement) qu'il n'est jamais "okay" de critiquer le physique des femmes


Pourquoi la mort de Michelle Trachtenberg à 39 ans exige un vrai cas de conscience

Alors que les internautes commentaient abondamment son physique très amaigri sur ses derniers selfies il y a quelques jours encore, la mort dramatique de Michelle Trachtenberg, star de Buffy contre les vampires et Gossip Girl, à seulement 39 ans, exige une vraie réflexion féministe.


Et ce drame éveille quelques interrogations, alors que ses derniers selfies avaient pu engendrer un nombre conséquent de commentaires de la part de ses fans sur Instagram. Les internautes jugeaient sa silhouette bien trop amaigrie, son état physique "inquiétant".

Alors que beaucoup venaient apporter amour et soutien à la jeune actrice, d'aucuns partageaient leurs préoccupations très concrètes à l'égard de son état physique et s'interrogeaient sur sa situation médicale. "Je ne suis pas un hater mais quelque chose ne va pas chez elle", "Tu vas bien ?", "Il ne faut pas hésiter à demander de l'aide", s'alarmaient ainsi des internautes.


Cette situation en rappelait une autre, toute aussi sensible, qui résonne aujourd'hui : le cas Ariana Grande. Cela fait de longs mois, au moins depuis les prémices de la promo de la comédie musicale oscarisable Wicked, qu'Ariana Grande est apparue sous un nouveau jour aux yeux de ses fans : sur les réseaux sociaux, le moindre de ses tapis rouges engendre quantité de remarques sur sa silhouette jugée beaucoup trop frêle.

Si le sexisme ordinaire subsiste, et que le body shaming s'exprime - cette manière de commenter le physique des femmes, d'y apposer notes, jugements, culpabilité - un sentiment grandissant s'exprime majoritairement dans ces remarques : une inquiétude vraisemblablement très sincère concernant la santé de la star. Les rumeurs déferlent alors. Troubles de l'alimentation, maladie, les théories s'énoncent entre les lignes.


Ce qui suscite cependant une vraie réflexion : où se situe la frontière entre body shaming et expression maladroite d'une forme d'empathie ? Cela questionne également la place souhaitée ou imposée des fans par rapport à leurs idoles.

Ces derniers souhaitent une forme de proximité à la fois attentionnée et invasive avec les personnalités dont ils commentent le moindre fait et geste, quitte à extrapoler. S'interroger à ce point sur la santé d'une star permet-il d'esquiver le réflexe sexiste consistant à commenter naturellement le physique d'une femme ?

























