



"Elle est fatiguée ? La porte reste ouverte" : dans "Envoyé Spécial", ce mari banalise le viol conjugal (et ca le fait rire)

Elles sont mères au foyer, adorent leur mari, les tâches ménagères, la cuisine, et se disent constamment disponibles dans le but de satisfaire au mieux leurs époux. Réticentes au mouvement #MeToo, ce sont les "tradwives" : les épouses "traditionnelles", si l'on traduit.


"Envoyé Spécial" dédie son dernier reportage aux "tradwives", ces jeunes femmes "heureuses" d'être des femmes au foyer "soumises". Interviewé, un mari s'en réjouit... Et banalise le viol conjugal. Qui représente pourtant près d'un viol sur deux.

Et on comprend pourquoi quand on écoute cet époux : "Quand c'est moi qui suis fatigué, je suis plus enclin à refuser. Mais quand c'est mon épouse... Elle est fatiguée ? La porte reste ouverte !", affirme-t-il devant les caméras de l'émission de France 2. A vomir ? Oui.

C'est là une notion bien connue, celle du "devoir conjugal" : l'acte sexuel dans le couple comme nécessité, par-delà la notion, jamais évoquée dans cette interview d'ailleurs, de "consentement". Concept très archaïque qui permet d'euphémiser bien des violences.

























